VENDÉE GLOBE : des nouvelles de Romain ATTANASIO – N°3

Cette page est actualisée régulièrement pour vous donner des nouvelles de Romain ATTANASIO sur le VENDEE GLOBE 2016.

Tous dans l'aventure avec Romain
Tous dans l’aventure avec Romain

 

20 février :
Bricolage avec Romain.

J106 : Rubrique bricolage du jour avec Romain…

18 février :
Encore 1700 miles !

J104 : Romain Attanasio à 1700 milles de l…


17 février :
Toujours collé par l’anticyclone des Açores, Romain ATTANASIO profite d’un beau moment accompagné par les dauphins.

J103 : En attendant de retrouver du vent…


16 février :
Nous, on aime bien l’anticyclone des Acores, parce qu’en général, il annonce le beau temps.
C’est moins vrai pour Romain, coincé sans vent !
Mais il a le moral et le sourire.

J102 : La galère de l'anticyclone des Açores…


15 février :
Romain, maudit par la météo, s’est à nouveau retrouvé dans la pétole tandis que le reste de la flotte a continué sa route.

J101 : Romain Attanasio de retour dans la…


Un grain devant un grain derrière pour Romain Attanasio, des conditions difficiles pour le skipper Famille Mary-Etamine du Lys qui garde le sourire qui le caractérise si bien !
« Oh, un arc en ciel ! »

J101 : Romain Attanasio poursuivi par les…


12 février :
Retour des crêpes.
Ça fait du bien au moral !

J98 : Le retour des crêpes à bord de Famille…


Nuit agitée pour Romain.

J98 : Nuit quelque peu agitée à bord pour…


09 février :
Du vent et de la motivation pour Romain !


J95 : Du vent et de la motivation pour Romain…


08 février :
Passage de l’équateur, pot au noir, douche ….
Pas simple de finir ce Vendée Globe pour Romain.

J94 : Passage de l’équateur et Pot au Noir pour…


07 février :
Surprise au réveil ce matin : un gros grain !

J92 : Surprise au réveil pour Romain Attanasio…


5 février :
Belle vue !

J91 : Romain Attanasio profite de la vue…


4 février :
Baleine ou cachalot ?

J90 : Romain Attanasio croise un cachalot…


01 février :
Soirée difficile pour Romain, sous un grain.


J87 : Romain Attanasio s’apprête à passer la…


30 janvier :
Couché de soleil à bord de Famille MARY – ETAMINES DU LYS.
Mais pas de vent !


J85 : Coucher de soleil à bord de Famille Mary…


28 janvier :
Jolie « surprise » ce matin pour Romain !
Romain est passé devant Didac COSTA au classement : 6 petits milles d’avance au pointage de 15h vendredi alors qu’il accusait un retard de plus de 100 milles il y a 48 heures.
Après des journées toniques au reaching, sur une mer formée, les conditions se sont bien calmées pour les deux hommes qui vont batailler dans les petits airs ces prochains jours.
« Il faudra manger notre pain noir. Les autres, devant, vont récupérer l’alizé et vont réussir à partir », annonce Romain.


J82 : Romain Attanasio et Didac Costa naviguent…


27 janvier :
Gros déluge pour Romain. Mais ça avance au moins.


J81 : « C’est le déluge » pour Romain Attanasio…


26 janvier :
Choix météo et routage. Pas simple tout seul.


25 janvier :
On ne voit pas grand choses… L’étoile polaire, un peu de vague, les feux de route…. et l’écran de son PC !
Pas facile de naviguer de nuit … sans lumière, au milieu de nul part, à plus de 20 nœuds.


23 janvier :
« On a de la chance de voir ces spectacles de la nature ! »
Romain
Spectacle de la nature !


Romain nous présente Le Detroit de Le Maire.
Une dédicace spéciale à Banque Populaire, Erwan TABARLY, et les Kinés de la Solitaire du Figaro.


J77 : Romain Attanasio dans le détroit de Le…


22 janvier :
Retour sur le passage du Cap Horn.

Passage du Cap Horn !
Passage du Cap Horn !
Romain et Sam, un coule de cap-hornier, à 8 ans d'écart.
Romain et Sam, un coule de cap-hornier, à 8 ans d’écart.

21 janvier :
Quelle joie de Romain pour le passage du Cap Horn !
Félicitations Romain.
Maintenant, objectif l’équateur !


J76 : Romain Attanasio a franchi le Cap Horn…


20 janvier :
Il est CAP ce Romain !
Premier passage du mythique Cap Horn pour Romain Attanasio sur le bateau Famille Mary – Etamine du Lys.

Il est CAP ce Romain !
Il est CAP ce Romain !


Passage du Cap Horn prévu d’ici ce soir pour Romain.


J75 : Romain Attanasio se rapproche du Cap Horn…


Message de Romain pour Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe 2016


17 janvier :
Un café, mais ça gèle !

J72 : C’est l’heure du café pour Romain…

Grosse frayeur, mais ça va !


16 janvier :
Romain entre les oiseaux et les icebergs.

J71 : Romain Attanasio entre les oiseaux et les…


15 janvier :
Romain ATTANASIO a passé le « Point Némo » ce matin vers 7h00.
Ce point est situé dans l’océan Pacifique sud, par 48° 50′ S, 123° 20′ O.
C’est l’endroit le plus éloigné de toute terre émergée !
Une distance de 2.688 kilomètres le sépare de l’île la plus proche.

Explication par Romain :

J70 : Explication du point Nemo par Romain…


14 janvier :
Ça avance fort pour Romain !
Record de la journée, pourtant avec le plus vieux bateau de la flotte du Vendée Globe.


J69 : 25 noeuds au reaching pour Romain…


11 janvier :

Vacation radio avec l’organisation :
« Vous m’auriez appelé 5 minutes plus tôt vous ne m’auriez pas eu.
J’étais sous grand-voile avec un ris et mon bateau est parti au tas dans un grain.
J’étais à la table à carte en train de regarder un film. J’ai dû sortir prendre un deuxième ris.
Tout ça en sous-vêtements, sous l’eau, en plein hiver.
J’ai deux ris, je vais moins vite, ça ne me plait pas mais je n’ai pas le choix.
Sinon c’était une bonne journée, il faisait beau, ça glissait bien, la mer était dans le bon sens.
Ça commençait à ressembler à ce qu’on m’avait vendu du Pacifique.
Je n’ai rien cassé. En fait, je n’ai pas d’aérien donc je n’ai pas d’angle de vent, ni de force de vent donc je dois faire ça à l’œil, ce n’est pas évident.
J’attends du vent pour les prochaines 30 ou 40 heures. »

« Ce matin j’étais un peu fatigué car j’ai eu des conditions changeantes donc j’étais à l’affût.
Heureusement j’avais bien dormi la nuit dernière.
J’aimerais bien gratter Didac (Costa) mais il avance bien.
Je n’ai pas de code 0 ni de J1. Je n’ai qu’un J2.
J’avais un petit budget donc j’ai fait l’impasse sur cette voile.
A chaque fois qu’il y a du petit temps il s’échappe. C’est embêtant pour moi.
On est quasiment dans le même système météo mais pas tout à fait.
Les deux derniers dimanches je suis resté coincé dans une zone de molle derrière un front alors qui lui est passé comme une lettre à la poste.
J’étais un peu énervé mais je ne me focalise pas là-dessus.
Je compte les milles qui me séparent du cap Horn.
Quand je regarde le temps que j’ai perdu, je me dis que ce n’est pas possible.
Je vais mettre 105 jours et arriver mi-février aux Sables d’Olonne. »


10 janvier :

De nouveau du vent :

J65 : Romain Attanasio retouche du vent…

09 janvier :

J65 : Pétole dans le Pacifique pour Romain…


08 janvier :

Message reçu de Romain :
« Bonjour à tous,
Je m’apprêtais à commencer ce récit de la semaine en vous disant que celle-ci fut bien monotone quand, dans un surf à 22nds, j’ai senti un petit choc dans la quille.
Rien de bien méchant mais J’ai senti le bateau buter puis avoir du mal à accélérer par la suite.
Tout cela accompagné de vibration inhabituelle. Je sors mon endoscope, que je passe à travers un passe coque près du puit de quille pour examiner celle-ci et découvre un gros morceau noir, comme une grosse plaque de caoutchouc d’environ 1m2 sur la face avant de la quille.

Aller hop, seule solution, une marche arrière.
Ciré, botte, je sors et prépare l’enroulement du petit genaker puis je mets le bateau face au vent marche arrière sous grand-voile a 2 ris.
Pas de Problème la chose disparaît et je reprends ma route.
Mais évidemment rien n’est simple ici.
Dans l’enroulement précipité de mon genak, un petit bout qui sert a évité que la chute de celui ne batte s’enroule dans la galette déroulement.
Résultat, impossible de dérouler à nouveau la voile.
Cette fois il faut aller au bout du bout dehors.
Ciré bien fermé, harnais et longe capelé je me glisse jusqu’au bout de l’espar 2 mètres devant l’étrave.
Je ne peux m’empêcher de penser à Yann élies en 2008 et son accident dans la même situation.
Je coupe le bout mais un nœud et bien coincé à l’intérieur de la galette.
Tant pis la seul solution est d affaler la voile pour ramener la galette sur le pont et la démonter. Je fais cela en quelques minutes puis après une bonne suée le tout et renvoyé, déroulé, réglé.

Dans cette petite mésaventure je retiens 2 choses :
La première c’est d’avoir bien réagit et vite, Je commence après 2 mois en mer a bien connaitre mon bateau et a être capable de détecter une anomalie rapidement grâce à mes sensations.
La 2ème chose, c’est que même au milieu du pacifique sud on trouve des morceaux de plastique ou je ne sais quoi, c’est dingue.
Aucun endroit n’est épargné, Les OFNI auront été un véritable  problème sur ce Vendée globe et la cause de beaucoup d’abandons, c’est inquiétant pour le futur.
Taper quelque chose est notre hantise à tous, en solitaire on ne peut pas surveiller devant l’étrave et il faut savoir oublier ce risque pour ne pas devenir parano et ne penser qu’à ça en permanence.
Aller sujet clos.

Maintenant je suis sous petit genak, je viens de renvoyer le 2ème ris et j’avance vite vers le cap Horn qui est maintenant a moins de 3500 miles, soit une douzaine de jours.
Je pourrais renvoyer plus de toile mais je suis du coté de mon demi safran et celui-ci décroche rapidement si il est trop chargé, Je suis parti plusieurs fois au lof la dernièrement et du coup je suis contraint de naviguer un peu sur le frein
Quand cela me fais trop pester je me dis que le mois dernier après l’accident la course était fini pour moi donc…..
Pour le moment la mer est encore cabossée mais j’imagine que cela va s’améliorer en avançant vers l’est.

Au fait, depuis 2 jours j’ai passé l antiméridien et fait maintenant de l’est, c’est bon pour le moral.
Et pour fêter ce dimanche pour la première fois depuis 1 semaine il fait beau et voici ce qu’il me manque le plus aujourd’hui, partager la galette des rois avec ma famille.
Sinon tout va bien à bord, Famille Mary- Etamine du lys est en bon état a part des soucis de capteurs de vent.
Mes aériens ne marchent pas et je n’ai pas d’informations sur la force et la direction du vent.
Du coup je mets de temps en temps le nez dehors pour sentir ça mais sur ce genre de bateau à des vitesses élevées c’est un handicap.
Mais chacun a ses problèmes et pour moi à part ça tout va bien.

En avant vers le Horn …
Bonne semaine à tous,
Romain »


05 janvier :
Vacation radio du jour avec l’organisation :
« Ça va bien, mais je suis un peu embêté parce que je ne peux pas mettre mon gennaker : je suis bâbord amures dans un flux de Nord-Ouest 20-25 nœuds, mais sur le « mauvais » safran.
Le bateau est moins contrôlable sur ce bord parce que je n’ai qu’un demi safran et le profil n’est pas top.
Avec un seul ris dans la grand-voile, j’ai fait deux départs au tas alors j’ai encore réduit la toile.
Structurellement, mes safrans sont OK et il y a des allures où ça ne gêne pas trop, au reaching par exemple, mais quand je suis plus portatif, il n’y a pas assez de pelle dans l’eau pour que le pilote contrôle.
Sur ce bord, je pourrais naviguer à vingt nœuds et je n’en suis qu’à quinze… Mais au moins avec ce vent, il fait beaucoup moins froid !

J’ai encore un peu de bricolage à faire car j’ai des soucis avec ma girouette, un problème d’alimentation je crois.
Je vais attendre d’avoir des conditions moins mouvementées pour intervenir car je dois couper mon pilote.

La mer est plutôt bien rangée, pas trop grosse : j’avance vers le cap Horn dont je suis à 3 700 milles.
Mon objectif est d’arriver au cap Horn avant qu’Armel franchisse la ligne aux Sables d’Olonne !
Et puis j’ai Didac (Costa) à mes côtés et je discute pas mal avec les autres concurrents : avec Alan (Roura) quand il a eu ses problèmes de safran, avec Conrad (Colman) quand il était en galère avec son gréement, avec Rich (Wilson) qui a eu un coup de mou… J’ai beaucoup d’admiration pour lui.

Dehors, il y a quelques éclaircies à travers les nuages, mais c’est plutôt gris dans l’ensemble, le ciel, la mer… Il y a deux albatros qui me suivent : je n’en avais plus vu depuis un moment et là, ils sont énormes à raser le bateau !
J’étais parti dans un vrac et je suis sorti pour remettre en route le bateau et évidemment, je me suis pris une vague : j’étais totalement trempé.
J’en ai profité pour changer tous mes vêtements : ça fait du bien. Je me regarde un film de temps en temps, je me fais à manger (mais ça commence à me peser, le lyophilisé !)…

Hier, je ne suis pas passé loin des îles Auckland et Campbell : je ne les ai pas vues mais j’ai bien senti le changement de la mer sur le plateau : on passe de 4 000 mètres à 200 mètres de profondeur !
IDEC est passé à 280 milles dans mon Sud.
C’est incroyable ! Il a mis vingt jours pour arriver là et moi près de deux mois…
En fait le Pacifique, on y est depuis un moment mais on n’avait pas l’impression d’y être : maintenant, ce n’est pas pareil car il n’y a plus rien avant le cap Horn.

Physiquement, j’ai les jambes un peu molles mais je suis en forme : je fais des exercices.
Mais c’est vraiment la nourriture qui commence à me lasser…
J’ai ma petite machine à faire le café, et ça c’est cool ! Il faut conserver de petits rituels.
Je prends chaque classement : je passe pas mal de temps devant mon ordinateur.

C’est un peu la fête le soir quand je reçois les mails de tout le monde, de ma famille, de la terre, des autres solitaires.
Romain »


04 janvier :
Le bonheur peut être simple : un petit rayon de soleil……


J59 : Bain de soleil pour Romain Attanasio…


03 janvier :
Romain Attanasio nous présente sa ménagerie. Il n’est pas seul à bord !!


J58 : Romain Attanasio nous présente sa ménagerie …


02 janvier :
Vacation radio avec l’organisation ce matin :
« J’étais au téléphone avec Eric Bellion à l’instant. On ne s’était pas parlé depuis mon arrêt en Afrique du Sud. On se racontait nos galères, la peur de casser quelque chose. Mais il ne faut pas penser qu’à ça sinon on va se flinguer. Il ne faut pas prendre tout d’un coup mais morceau par morceau. On se racontait notre vie. C’est super d’appeler la terre et les copains ou la famille, mais c’est différent. En mer c’est sympa parce qu’il n’y a pas de décalage, on vit la même chose. Il y a un lien particulier. On peut me souhaiter d’arriver aux Sables d’Olonnes entier avec mon bateau. C’est un peu égoïste comme vœu. »

Entretien du bateau
« Aujourd’hui ça va. Hier j’ai eu une journée horrible donc j’ai pété un plomb. J’étais arrêté, alors que j’avais cravaché ces derniers jours pour me rapprocher de Didac. Il y avait cette zone de transition, lui est passé nickel et moi je me suis fait rattraper par le phénomène de derrière. J’étais dans un état pas possible. Aujourd’hui c’est cool, je suis reparti. J’ai fait beaucoup d’entretien du bateau: nettoyé, réparé. J’ai 15 nœuds de vent. Devant il y a une grosse dépression qui se forme donc finalement mon arrêt d’hier va me permettre de rester un peu derrière ce phénomène. C’est peut-être pas plus mal. En tout cas, les fêtes en mer, je n’en veux plus! A chaque fois que j’ai un coup de moins bien, je repense à mon incident. Je pourrais avoir déjà abandonné ».

Dépassement de soi
« C’est rageant d’être derrière. Ceux de devant s’échappent un peu mais je suis en course, mon bateau va bien. C’est cool. Il n’y a pas que des moments négatifs. On parle de ceux-là car c’est plus marquant. J’essaye de faire au mieux. Je vis quand même un truc incroyable. Ce que disait Michel Desjoyeaux : « Le Vendée Globe c’est un problème par jour », c’est vrai. Aujourd’hui, j’ai eu un problème avec le pilote, c’était un fil d’alimentation qu’il fallait changer. Il y a deux jours, je n’avais plus d’aériens. Hier, j’ai réparé une latte, une drisse qui était abîmée. C’est le quotidien de tout le monde. Il faut voir ces choses-là avant que ça ne se dégrade et que ça devienne une vraie galère. Je savais que le Vendée Globe était dur mais pas à ce point-là. Si j’avais su, j’aurais été encore plus admiratif de ma femme. Elle a fait un truc incroyable. Tout est dur. Tout prend des proportions. Ce qu’on mange ce n’est pas bon. Il faut rester vigilant. C’est un peu angoissant. Si c’était facile tout le monde le ferait. C’est le dépassement de soi. J’en parlerai mieux à l’arrivée je pense. »

The Revenants et Gravity
« Je trouve le temps long quand je reçois des photos de Rubens (son fils, ndlr). J’aimerais bien être à la maison. Ça commence à être long, je suis sale, le bateau fatigue, les journées sont longues. Après, je passe beaucoup de temps à la table à cartes, je m’occupe du bateau, je m’occupe de moi. Finalement, les jours passent à une vitesse folle. C’est un peu paradoxal car la course est très longue. Quand je regarde ce qu’il reste, je me dis « C’est pas vrai,  j’ai encore tout ça ? ». Mais quand je regarde ce qui est passé, je me dis qu’on en a fait un énorme morceau. Hier j’ai regardé « The Revenant » et « Gravity ». Je ne regarde que des films où il y a des mecs qui galèrent plus que moi. Je ne suis quand même pas perdu dans l’espace ou en pleine forêt. »

Cuisses de poulet
« Le vent va forcir doucement. Demain j’affalerai le gennaker et je passerai sous reacher. Dans deux jours, on va arriver dans l’arrière de la grosse dépression qui se forme sous la Nouvelle-Zélande. J’ai des bonnes conditions, je passe sous la Tasmanie au portant. Pour le moment je fais ma route, je fais des milles, et tout droit en plus. Il ne fait pas si froid là. J’ai eu très froid ces 15 derniers jours. Mais là, je laisse la porte ouverte, je suis juste en polaire. Il y a du monde dans les airs, des albatros, des frégates. Par contre, je n’ai pas vu d’animaux marins. J’ai vu des algues et deux bouées. Je ne sors pas beaucoup donc j’ai sûrement raté des trucs. J’ai hâte d’être dans le Pacifique. Je suis à 4 000 milles du cap Horn. Je ne sors pas beaucoup, car dehors ça mouille et il fait froid. Je ne sors que pour manœuvrer. On est un peu terrés. J’essaye de faire un peu d’exercice car j’ai les jambes flagada. Ça fait deux mois que je ne marche pas. J’essaye de me tenir debout. Je me mets à l’équerre le long d’une cloison, je fais des flexions. J’essaye d’en faire un minimum car on a l’impression d’avoir des cuisses de poulet. »